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On trouve des polymères partout
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Les polymères synthétiques sont des matériaux de l'ére des étoiles. On en trouve partout, dans les fibres de nylon des vêtements, dans les plastiques renforcés des canots et des skis, etc.
C'est leur structure chimique - chaînes de 100 à un million d'atomes de longueur - qui confère aux polymères la propriété d'être transformés en pellicules ou moulés en objets.
Partout dans le monde, on fait des recherches pour créer de nouveaux polymères et les chimistes canadiens sont parmi les chefs de file en cette matière.
À l'Université de Toronto, l'équipe du professeur de chimie Ian Manner a préparé une nouvelle catégorie de polymè res inorganiques appelée « poly(thionylphosphazènes) » qui consiste en des chaînes d'atomes de phosphore, d'azote et de soufre. Ces substances intéressent l'industrie parce que ces matières élastomères à haute performance peuvent avoir de nombreuses applications.
Le groupe du professeur Manner met également au point des polymères photosensibles à partir d'éléments comme le silicium, le bore, le phosphore, le nickel et le fer. On espère que ces nouveaux produits serviront dans le domaine de l'imagerie.
Le hasard a joué un rôle important dans la découverte de nouveaux polymères par l'équipe de recherche de John Harrod, à l'Université McGill. Alors qu'ils analysaient les réactions de composés de titane et de silicium, les chercheurs ont trouvé, au fond d'un ballon, une substance gluante inattendue. Plutôt que de la jeter, en collaboration avec le chimiste français E. Samuel, ils décidérent d'en déterminer les caractéristiques, pour découvrir que la nouvelle matière était du poly-méthylsilane ([Si(CH3)H]n), c'est-à-dire le meilleur précurseur à la production du carbure de silicium (SiC), un composé céramique extrêmement dur utilisé dans les creusets servant à la fabrication de l'acier ainsi que comme abrasif. Le professeur Harrod collabore maintenant avec un chimiste de l'Université du Michigan à la production de fibres de SiC à l'aide de cette nouvelle méthode.
/tr>eria Natansohn et son groupe de l'Université Queen's entendent concevoir de nouvelles matières organiques qui deviendront conductrices lorsqu'elles seront frappées par la lumiére. Ils procèdent à la synthése de nouveaux polymères
comportant des groupes donneurs d'électrons spéciaux. Certains de ces polymères sont des cristaux liquides qui s'auto-assemblent par transferts de charges. Le professeur Natansohn espère rassembler des données qui lui permettront de comprendre comment les systèmes vivants arrivent à s'organiser d'eux-mêmes.
Jim Wuest et ses étudiants explorent également la question de l'auto-assemblage à l'Université de Montréal. Ensemble, ils ont remplacé les quatre atomes d'hydrogène du méthane par des groupes spéciaux capables de former une liaison hydrogène. Chose surprenante, les molécules agissent comme des blocs de construction à quatre bras qui s'associent les uns aux autres dans un réseau tridimensionnel en forme de diamant. La beauté de la méthode, selon le professeur Wuest, c'est que ces formes structurales ou fonctionnelles spécifiques sont le résultat d'un assemblage spontané et non d'une fastidieuse synthése liaison par liaison.
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