 |
|
Rechercher sur les carburants de l'avenir, à Sherbrooke
|
 |
En 1980, deux scientifiques de l'Université de Sherbrooke
entreprenaient des recherches sur l'hydrogène. Il ne s'agissait
pas de recherches ordinaires. Les professeurs Frank Kimmerle et
Jean Lessard travaillaient sur la façon d'entreposer
l'hydrogène et l'énergie électrique dans un «hydrure
organique». Les produits de la combustion de l'hydrogène (dans
les moteurs à combustion et les piles airþhydrogène) sont
l'eau et l'énergie. Cela signifie donc que l'hydrogène est une
source d'énergie très propre.
Aujourd'hui, le groupe d'électrochimie de Sherbrooke se
compose de six professeurs réguliers (Gessie Brisard, Pierre
Harvey, Gregory Jerkiewicz, Andrzej Lasia (chef du groupe), Jean
Lessard et Hughes Ménard) et de deux professeurs-adjoints, Louis
Brossard, de l'Institut de recherche en électricité
d'Hydro-Québec, et Jean-Marc Lalancette, de Inotel Inc., de
Sherbrooke. Le groupe de recherche comprend également 25 autres
chercheurs (stagiaires postdoctoraux et étudiants à la
maîtrise ou au doctorat).
À l'heure actuelle, le groupe de recherche travaille sur
l'élaboration de matériaux peu coteux pouvant servir
d'électrodes, à la fois efficaces et de longue durée pour la
production d'hydrogène par électrolyse de l'eau et sur la
combustion d'hydrogène dans les cellules airþhydrogène. Il
étudie également l'hydrogénation électrocatalytique de
composés organiques et du dioxyde de carbone. En outre, le
groupe met l'accent sur la caractérisation de ces métaux et sur
l'étude des mécanismes des processus électrochimiques
(c'est-à-dire ce qui se passe entre les atomes et les molécules
au cours de ces réactions).
Cette recherche sur la production d'hydrogène par des
procédés électrochimiques pourrait modifier un jour la façon
dont nous utilisons nos carburants. La capacité de produire de
l'énergie sans nuire à l'environnement sera bénéfique pour
tous.
|