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La chimie des balles de peinture
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Qui peut deviner ce qu'ont en commun un médicament
légèrement hypnotique, un médicament pour le coeur, des
préparations contre la toux et le rhume, le faux sang, les
trousses de peinture d'oeufs de Pâques et les BALLES DE
PEINTURE? La réponse : une capsule de gélatine et une forme de
chimie parmiles plus exigeantes dans les industries de la santé,
de la beauté et des loisirs.
Voyez vous, tous les produits ci-dessus sont renfermés dans
des capsules de gélatine élastique et souple. On les appelle
des capsules molles. La société Accucaps, de Windsor, en
Ontario, a recours à des chimistes pour élaborer et améliorer
ces capsules de gélatine destinées à de nombreuses fins, dont
la fabrication des balles de peinture.
Mais parlons un peu de l'histoire de ce sport. On a d'abord
utilisé des balles de peinture à l'huile pour marquer le
bétail et les arbres destinés à l'abattage. Il a fallu peu de
temps pour qu'un joyeux loustic en tire une à son voisin. C'est
ainsi qu'est né un nouveau jeu. Mais, parce qu'il s'agissait de
peinture à l'huile, beaucoup de vêtements ont été ruinés.
Le nouveau sport étant trop amusant pour qu'on le laisse
tomber, on a demandé au fabricant des balles de peinture de
créer des couleurs solubles à l'eau à des fins récréatives.
Or, la gélatine (le matériau qui constitue la capsule) étant
soluble dans l'eau (que l'on retrouve nécessairement dans la
peinture à l'eau), cette demande simple constituait tout un
défi. La substance de remplissage devait être soluble à l'eau,
mais ne pas en contenir. Elle devait accepter les teintures ou
les pigments, mais ne pas tâcher et être suffisamment épaisse
pour ne pas couler en frappant la cible. En outre, elle devait
être compatible avec la capsule de gélatine. Le chimiste
responsable de la production, le chef du contrôle de la qualité
et le chimiste responsable du contrôle de la qualité et du
développement des produits sont ceux qui ont préparé la
formule parce qu'ils savaient mieux que quiconque ce qui pouvait
ou ne pouvait pas fonctionner dans ce projet.
Après avoir fabriqué une substance de remplissage
compatible, les chimistes savaient que l'enveloppe de gélatine
de la balle demanderait également une attention spéciale. La
capsule de gélatine devait supporter une accélération soudaine
de 0 m/sec à 90 m/sec sur 35 cm, frapper un corps relativement
mou à 30 m, et se briser. En somme, la capsule devait être
solide, mais fragile. Après avoir ajusté le rapport
plastifiant/gélatine, on a réussi à produire une enveloppe
plus fragile. Ensuite, c'est en utilisant de la gélatine tirée
de peaux de porc (plutôt que de recourir à la source
habituelle, c'est-à-dire le tissus conjonctif de vaches), qu'on
a réussi à fabriquer des balles de peinture vraiment
meilleures.
À un certain moment, toutes les balles de peinture au monde
étaient fabriquées à Windsor, en Ontario, parce que c'est là
que le jeu de stratégie tel que nous le connaissons est né.
Depuis 11 ans, des milliards de balles ont été produites.
Tandis que l'engouement pour ce sport continue de s'étendre,
Accucaps, à Windsor, en Ontario, travaille sur des capsules
molles destinées à l'industrie des cosmétiques... mais c'est
là une toute autre histoire.
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